Pour lire mon blog : rendez vous sur le site www.laurazavan.com http://www.laurazavan.com/dans-la-presse/fulvio-the-flying-chef-de-passage-dans-ma-cuisine/
à bientôt!
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Pour vous, mes recettes pleine forme publiées dans le Elle de la semaine du 6/1/12. Recettes garanties diététiques, savoureuses et pleines de vitamines ! De quoi booster votre physique et votre moral.
Gambas gingembre & soja , salade de mâche, radis noir, betterave crue
pour 4 / préparation 20 min/ cuisson 5 min
15/20 pièces de gambas crues /1 c. à c. et ½ de gingembre cru en très petits dés /3 c. à s. de soyu (sauce soja légère ) /4 c. à s. d’ huile d’olive /1 poignée de coriandre /120 g de mache, 1 petit radis noir, 1 betterave crue moyenne, 1 petite betterave Chioggia rose-blanche (qui est originaire de cette ville, près de Venise) 1 carotte , ½ citron.
Laver et décortiquer les gambas, sans détacher la tête ; les faire mariner au moins 1 heure avec 2 c. à s . de soyu, 1 c. à c. de gingembre, 2 c . à s. d’huile d’olive et la moitié des feuilles de coriandre .
Pour la salade : éplucher et couper les légumes en fines rondelles, les assaisonner avec la mâche d’un mélange de 2 c. à s. d’huile d’olive, 1 c. à s. de soyu, le jus du citron et la coriandre restante. Faire chauffer une pôele et cuire les gambas 1 à 2 min de chaque côté. Servir aussitôt avec la salade.
Salade de choucroute crue, saumon & betterave
pour 4 / préparation 10 min
250 g de choucroute crue bio / 1 pomme golden / 200 g de saumon bio ou label rouge / 1 belle betterave cuite / 1 c. à s. de graines de lin moulues/ huile de sésame ou de courge/ 1 c. à s. de soyu (sauce soya légère)
Cette choucroute bio est très pratique, elle est prête à l’emploi. Pour mitiger son acidité je la mélange avec la pomme et la betterave. Selon des médecins allemands cette choucroute crue lacto-fermenté réveille notre libido …à tester !
Eplucher et râper la pomme, la mélanger avec la choucroute, assaisonner avec l’huile et les graines de lin. Couper en dés le saumon et la betterave et les assaisonner séparément avec un filet d’huile et le soya, vérifier le sel. Disposer la choucroute au milieu de l’assiette et parsemer au dessus les dès de saumon, la betterave et quelques graines de lin.
Risotto au riz rouge complet, blettes et amandes
Un « risotto » réconfortant aux différentes textures que je peux préparer aussi à l’avance avec ce type de riz et à la dernière minute j’ajoute les ingrédients pour le lier (purée d’amandes et avocat).
pour 4 / préparation 10 min/ cuisson 45 min
2 tasses de Riz complet rouge de Camargue / 1 oignon / 2 branches de céleri / 3 côtes de blettes / 1 petit avocat / 2 c. à s. d’amandes toastés / 2 c. à s. de purée d’amandes blanches bio / huile d’olive / fleur de sel / 4 tasses de bouillon de légumes (ou eau + 2 bouillon-cubes bio) / huile d’olive / huile de courge/ fleur de sel.
Laver le riz. Emincer l’oignon, couper le céleri en petits dés. Dans une cocotte faire revenir dans 1 c. à s. d’huile d’olive l’oignon et la moitié du céleri pendant 5 min, ajouter le riz , mélanger 1 min et verser 4 tasses de bouillon. Cuire à couvert à feu doux environ 40 min. A mi cuisson ajouter le blanc de blettes coupé en petits dés, à 10 min de la fin de la cuisson le vert des blettes en lanières et le céleri restant. Hors du feu incorporer la purée d’amandes, puis l’avocat en petits dés, les amandes grillées et grossièrement hachées, un filet d’huile de courge ou d’olive et vérifier le sel. Servir chaud.
Fruits en gelée d’agar-agar
pour 4 / préparation 15 min/ cuisson 1 min
Difficile de résister à un dessert …. Voici les fruits gélifiés avec de l’agar-agar, gélifiant naturel à base d’algues (qui a aussi un effet minceur !). …le résultat c’est un super dessert light !
1 kg de fruits épluchés (mangue, passion, ananas, grenade, clémentine, kiwi …) / 50 cl de jus de pomme ou de mangue / 2 gr (1 c. à c. ) d’agar-agar (rayon patisserie / ou boutique bio)
Couper les fruits en petits morceaux et les disposer dans 4 verres ou des coupelles. Faire chauffer la moitié du jus, délayer l’agar-agar dans un peu de jus froid et l ‘incorporer au jus dans la casserole. Porter à ébullition pendant 30 secondes. Hors du feu ajouter le jus restant froid et verser dans les verres pour couvrir les fruits. Laisser refroidir avant de mettre la préparation au frigo pendant 2 h pour qu’elle gélifie. Servir frais.
Après les excès des fêtes, on allège son assiette sans se prendre la tête. On oublie alcool, sucres et mauvaises graisses, on favorise les produits bruts et bio, et on se refait une santé en se régalant ….vous trouverez mes 10 recettes pleine forme pour l’Hiver dans le Elle du 6 janvier 2012 ! et pour bien démarrer l’année il y a aussi le bon plan bonheur par Danièle Gerkens …bonne inspiration !
Pour les pâtes complètes testez celles de ICI , www.lepicerie-locavore.fr : pleines de goût, bonne texture, production locale et bio !
Merci à Nathalie Carnet pour les belles photos, à la styliste Charlotte Huguet pour son choix des couleurs et des matières et à Catherine Roig qui a bien aimé le sujet quand je lui ai proposé !
La Folie des pâtes , un super article par Emmanuel Giraud paru dans Le Point du 5 décembre 2011
Changement de statut chez celle que l’on appelait autrefois « la nouille » : désormais
chic et tendance, elle s’affiche jusque dans les restaurants les plus étoilés ! Évolution
ou révolution culinaire ?
Va-t-on vraiment au restaurant – le « grand », le gastronomique, celui où l’on se rend
avec des étincelles de gourmandise dans les yeux – pour manger des pâtes ? Il y a
quelques années, influencés par le souvenir des coquillettes trop cuites de la cantine
ou des lasagnes un peu molles du bistrot du coin, on ne se posait même pas la
question. Aujourd’hui, la marmite à pasta semble bouillir furieusement dans les
cuisines des restaurants les plus en vue.
Installé depuis un an à peine à deux pas du marché d’Aligre, Rino1 est rapidement
devenu la nouvelle sensation bistronomique de l’Est parisien. Cette table de poche –
une vingtaine de couverts, tout au plus – propose chaque soir un fulgurant menu
dégustation dans lequel figure systématiquement… une assiette de pâtes ! Chantre de
la cucina povera, Giovanni Paserini, magnifie les ingrédients de la cuisine
quotidienne pour les transformer en des créations singulières et émouvantes, comme
ces raviolis farcis au pecorino, petits pois et réglisse, ou ces tortelinis à la brandade de
morue, servis dans un subtil bouillon de crevettes grises.
L’engouement pour la pasta est également palpable dans les sphères les plus
exclusives de la gastronomie française. Depuis quelques saisons, les chefs étoilées ne
vibrent qu’à l’évocation d’une petite pâte artisanale originaire de Sardaigne : la
fregola sarda. A mi-chemin entre la pâte émiettée et le couscous roulé, cette variété
rustique est grillée au four, ce qui lui confère des arômes torréfiés tout à fait singuliers.
Arrivée en France il y a peu, elle est vite devenue la coqueluche des grandes tables.
On la retrouve au printemps au Cinq2, le prestigieux restaurant du George V,
accompagnée de calamars et d’une émulsion de combawa, et à l’automne chez
Laurent3, l’élégant pavillon de chasse situé en bas des Champs-Elysées, dans un
bouillon crémeux à la truffe blanche. Yannick Alléno se souvient de sa rencontre avec
ce remarquable ingrédient de la cuisine sarde : « Un petit artisan était venu me la
présenter lorsque je travaillais au Scribe. Il avait un pull troué, c’était un authentique
paysan, vraiment touchant. J’avais trouvé son produit extraordinaire, avec un léger
goût de noix. » Depuis, le chef triplement étoilé du Meurice4 l’a inscrite dans son
menu dégustation, et la travaille comme un risotto, avec de la moelle de boeuf et de
la poutargue râpée.
Des pâtes, des pâtes, oui, mais de la variété !
Avez-vous remarqué comment les pâtes empiètent désormais sur les linéaires voisins ?
Adieu le morne rayon « nouille », terme indifférencié, mollasson et légèrement
péjoratif. Bienvenue à la diversité ! Penne, farfalle, torti, linguine ou pipe rigate : on
imagine la stupeur et les vertiges de Don Patillo, le double parodique de Don Camillo
inventé en 1975 pour les publicités Panzani, s’il revenait, de nos jours hanter les
allées d’un hypermarché : « Que de tentations, Seigneur ! Que de tentations ! ». La
marque, leader historique du marché sur la pâte sèche, fabrique en effet près de 180
formes différentes, dont 70 sont disponibles en France dans les grandes et moyennes
surfaces. La raison de ce choix pléthorique ? « C’est culturel ! Dans chaque région du
monde, les consommateurs ont une histoire avec les pâtes, un attachement à telle ou
telle forme », explique Xavier Riescher, le PDG de Panzani. En somme, il en faut pour
tous les goûts ! « Et puis pour faire des pâtes, c’est très simple : de la farine de blé dur
et un peu d’eau », précise-t-il, « Difficile de changer la recette ! L’innovation passe
donc d’abord par le dessin de la pâte ».
Chez les challengers comme Barilla (par ailleurs numéro un en Italie), on multiplie
aussi les références, et l’on affiche fièrement l’origine précise de chaque pâte. La
Collezione d’Italia, propose ainsi des spécialités régionales aux dessins originaux,
puisant dans le patrimoine culturel et historique italien. Sur l’arrière du paquet, on
apprend que la forme des castellane est inspirée par les robes des courtisanes du
Duché de Parme, et que les orechiette des Pouilles étaient à l’origine étirées à l’aide
du pouce sur le rouleau à pâtisserie, pour leur conférer cette rotondité caractéristique.
Laura Zavan5, créatrice culinaire originaire de Trévise, s’est installée à Paris depuis
une quinzaine d’années. Derrière ses sages lunettes, son regard pétille lorsqu’elle
évoque les marques Setaro ou Martelli : « Il y a dix ans à peine, ces pâtes sèches
artisanales étaient encore introuvables en France ! Aujourd’hui, on peut les dénicher
dans les épiceries fines italiennes ». Car pour elle, la “vraie” pâte, l’authentique, la
plus noble, c’est la pâte sèche. Bien sûr, les pâtes fraîches ont leur charme, si elles
sont artisanales ou faites maison. Mais les marques françaises vendues en barquette
sous atmosphère modifiée laissent Laura de marbre : « Je suis très souvent déçue par
ce que l’on trouve en supermarché. Le goût et la texture ne sont jamais satisfaisants.
Ces pâtes sont beaucoup trop molles ! » Seules les pâtes fraîches industrielles
italiennes trouvent crédit à ses yeux : « Là, il y a un vrai savoir-faire ! » Pas étonnant
que celles de Giovanni Rana soient devenues en quelques années numéro deux des
ventes en France.
Aux fourneaux !
N’allez pas me dire que vous mangez encore des nouilles au beurre ! Fini, ces tristes
habitudes héritées des périodes de privation ! Désormais on enjolive, on agrémente,
on festonne, bref, on ” cuisine ” les pâtes. Indétrônable, la bolognaise a toujours la
faveur de la majorité des consommateurs (près de 50% des ventes concernent cette
sauce fétiche). Mais d’autres, comme le pesto alla genovese, acquièrent peu à peu
leur droit de cité à la table quotidienne, sans doute aidés par l’aura sensuelle qui
entoure les spécialités en provenance de la botte.
« Culinairement parlant, l’Italie fait rêver » explique Alba Pezone, qui a fondé en 2004
Parole in cucina6, une école de cuisine italienne. « Dans chacun de mes cours, il y a
un plat de pâtes », raconte la volubile jeune femme, « car en Italie, tout le repas est
organisé autour de la pasta. C’est le primo piatto, le premier plat, le plus important,
celui qui structure le repas ». Certains de ses élèves, particulièrement assidus, lui
réclament même des cours entièrement dédiés aux lasagnes, aux gnocchis ou aux
tagliatelles à l’encre de seiche !
Sur les blogs culinaires, on trouve bien sûr pléthore de recettes pour agrémenter
l’infinie diversité des pâtes, chacun des blogueurs rivalisant d’érudition pour y
associer “la” sauce, idéalement conçue pour telle ou telle forme. Dynamisée par la
fluidité des échanges numériques, la passion française pour la pasta s’insinue
insidieusement dans des espaces où on ne l’attendait pas forcément. Guillaume Long,
illustrateur et auteur de bandes-dessinées, s’enflamme sur son blog7 pour les
orechiette alla barese. De son trait gourmand et coloré, il détaille chaque étape de la
recette avec une précision diabolique, et réussit à faire saliver les internautes avec un
simple croquis de cime di rapa, ce légume cultivé dans le sud de l’Italie, essentiel à la
confection du plat.
Patoumi8, quant à elle, ne possède pas de blog culinaire mais une manière de journal
extime, où elle dévoile ses états d’âmes d’étudiante, ses coups de coeur littéraires et
ses expérimentations photographiques. De temps à autre, elle partage une recette
d’une sincérité confondante, comme ces pâtes au citron et au lait ribot, un plat « frais
et assez dynamisant pour étudier Lacan » confesse-t-elle malicieusement sur son
divan numérique.
Un changement de statut nutritionnel
Longtemps, les pâtes ont été synonyme d’aliment roboratif. « Après la seconde guerre
mondiale, la réclame insistait fortement sur le caractère nourrissant des pâtes aux
oeufs », raconte Xavier Riescher. Avec l’embellie économique des trente glorieuses,
on a progressivement ajouté du jambon dans les coquillettes et les spaghettis sont
devenus un banal accompagnement pour le steak. « Une véritable hérésie ! » se
désole Laura Zavan, qui milite activement pour l’abandon des pâtes comme garniture.
Trop copieuses, trop cuites, assaisonnées d’une louche de beurre ou d’une brouettée
de gruyère râpé, on comprend que les pâtes servies de cette façon aient si mauvaise
réputation ! Classées dans la catégorie très peu glamour des féculents, elles étaient la
première chose à supprimer en cas de régime. « Pourtant, avec 80 grammes de pâtes,
cuisinées uniquement avec des légumes et un filet d’huile d’olive, on obtient un plat
sain, léger et équilibré ! » s’enthousiasme l’auteur de My Little Italy. C’est aussi l’avis
d’Armelle, appétissante trentenaire originaire de Normandie. Traumatisée par les
excès de crème de son enfance, elle a radicalement changé sa façon d’appréhender la
pasta après avoir passé un an à Rome. A l’instar de ses amies du Trastevere, éternelles
abonnées au régime, elle évite le fastidieux déjeuner complet « entrée-plat-dessert »,
et préfère désormais se régaler d’un lumineux plat de bucatini aux courgettes, ail et
romarin plutôt que d’une triste salade défraîchie garnie de périlleuses graines
germées. « Si l’on oublie le mot féculent pour le remplacer par l’expression sucres
lents, mon plat de pâte devient tout de suite plus sexy… et plus diététique ! » avoue
Armelle dans un éclat de rire.
Nomadisme culinaire
Ainsi drapées de ce savoureux mélange d’élégance italienne et de renommée
trophologique, les pâtes bousculent les habitudes déjeunatoires. A coté des
sandwiches, des salades déjà préparées et des plats cuisinées prêts à réchauffer, les
supermarchés proposent depuis l’année 2009 d’étranges boites de ” pâtes à
emporter”. Scellées dans un emballage en plastique, les pâtes pré-cuites et la sauce ne
nécessitent que deux minutes au micro-ondes avant de pouvoir se déguster. En dépit
de quelques recettes qui s’avèrent ratées, la grande majorité des références réussissent
à tirer leur épingle du jeu. Patrick, qui n’a plus le temps de lire Paul Morand pendant
ses pauses déjeuner, est emballé par le concept : « Pour le prix d’un sandwich sans
âme et sans saveur, j’ai un vrai plat chaud, appétissant, prêt en deux minutes et qui se
mange sur le pouce sans déplaisir ! ». Il est vrai que ces boites, vendues entre trois et
quatre euros – fourchette comprise ! –, constituent une alternative plutôt bon marché
aux triangles de pain de mie détrempés par une garniture douteuse, que l’on retrouve
sur les mêmes rayonnages.
Le facteur temps et la simplicité de préparation ont également inspiré bon nombre de
spécialistes de la restauration rapide, qui depuis quelques années, se sont installés sur
le créneau de la pâte ” nomade “. Mezzo di Pasta, Viagio, Francesca ou PastaCosy, ces
entreprises françaises ont choisi une enseigne fleurant bon l’Italie pour envahir les
centres commerciaux et les quartiers d’affaires des grandes villes. Leur ambition ?
Détrôner les fast-food traditionnels et autres kebabs avec d’alléchantes offres de pâtes
à consommer sur place ou à emporter. Une formule à moins de dix euros, servie en
moins de six minutes, l’affaire a effectivement de quoi séduire un large public. Jessica,
21 ans, a été sensible à l’esprit potache de la proposition du jour, et elle « sur-kiffe
grave » ses fusilli à la sauce vodka. Anne-Marie, dubitative quant aux choix de sa fille
en matière de sauce comme de vocabulaire, se régale avec de classiques tortellini
ricotta-épinards : « C’est exquis, ne trouvez-vous pas ? ». Une famille heureuse,
somme toute.
Basta la pasta !
Lorsque Marinetti publie en 1930 son « Manifeste de la cuisine futuriste », l’écrivain
italien a déjà essuyé quelques virulentes polémiques artistiques et politiques. Mais
cette fois-ci, le tollé est énorme. Ce ne sont pas tant les recettes provocantes qui font
scandale (comme ce Poulet-Fiat farci aux roulements à billes), mais le slogan qui sert
de cri de ralliement au mouvement : « A bas les pâtes ! ». Marinetti a beau en appeler
aux médecins pour expliquer que « La pâte est difficile à digérer, délétère, castratrice,
et freine les élans amoureux… », sa harangue ne prend pas. Dans une Italie attachée
aux traditions culinaires, on ne badine pas avec la pasta !
1 http://rino-restaurant.com/
2 http://www.fourseasons.com/paris/dining/le_cinq/
3 http://www.le-laurent.com
4 http://www.meuricehotel.fr/restaurant-le-meurice
5 Auteur de My Little Italy (Marabout, 2006) et de Les Basiques : Pasta (Marabout, 2009)
6 http://www.paroleincucina.com
7 http://long.blog.lemonde.fr
8 http://poppiesoctober.blogspot.com
Bibliographie :
- Laura Zavan : My Little Italy (Marabout, 2006), Les Basiques : Pasta (Marabout,
2009)
- Tony Vianello : La Pasta, formes et saveurs (Jean-Paul Rocher, 2003)
- Pâtes : la cuillère d’argent (Phaïdon, 2010)
- Filippo Tommaso Marinetti : La Cuisine futuriste (Métaillé, 1982)
Chers passionnés de bonne nourriture je vous donne rendez-vous sur le Salon Eurogusto à Tours. Ce salon, organisé par Slow Food, débutera le 18 novembre pour se terminer le dimanche 20 novembre. Je ferai une démonstration sur le sujet : “pâtes maison” le 20, à 11,30 h et dédicacerai mes livres sur le stand de la librairie “la boîte à livres” en début d’après midi. Inscrivez-vous aux Ateliers du Goût pour rencontrer Inaki Aizpitarte du “Chateaubriand”, Eric Sapet, Benjamin Darnaud, Patrice Gelbart, Raquel Carena du “Baratin”, Paul Le Mens, Jean Lhéritier et bien d’autres encore !
Sur le site je vous livre une de mes recettes préférées : le Tortelli di zucca (ravioli au potimarron)
Pour en savoir plus sur Slow Food, visitez www.slowfood.fr ou www.slowfood.com.
Je vous recommande la lecture du livre Terra Madre de Carlo Petrini, un projet conçu par le mouvement Slow Food. “Terra Madre représente la mondialisation positive, elle donne la parole à qui ne se résigne pas au modèle d’homologation, inhumain et totalisant de ceux qui appliquent les règles aliénantes de l’industrie à la matière première. Les communautés de Terra Madre se réunissent pour proclamer que la production de la nourriture doit conserver un rapport harmonieux avec l’environnement, affirmer la dignité culturelle et scientifique des pratiques traditionnelles et rentrer dans leurs pays d’origine avec la sensation positive de faire partie intégrante d’une vraie « communauté de destin ». Depuis la première édition à Turin en 2004, Terra Madre s’est développé au-delà de ces rassemblements pour devenir un véritable réseau mondial de ces communautés alimentaires. Là où certains prônent le label HQE (haute qualité environnementale), Carlo Petrini défend un concept plus large de qualité alimentaire, qui doit être Bonne, Propre et Juste.
L’ouvrage permet aussi de redéfinir les bases du mouvement Slow Food et propose de restaurer la souveraineté alimentaire, l’économie locale, la diversité naturelle et le plaisir de manger.”
Me voilà plongée dans mes souvenirs de vacances en Toscane où bien évidemment tout le monde s’est mis à la pizza ! Nous avions un grand four et un futur pizzaiolo : Carlo pétrissait à la main 2 kg de pâte à pizza à la fois, les autres regardaient stupéfaits et moi j’organisais le tout. Tous les jours nous étions 14 ou 16 à table et il faillait être inspirée pour concocter un bon repas ! Je vous rassure nous n’avons pas cuisiné des sangliers mais ils venaient juste nous réclamer quelques restes (il ne leur restait que les épluchures …). Les tagliatelle au ragù de sanglier que j’ai goûté au restaurant sont pourtant bien une spécialité toscane, comme le jambon de ce petit animal !
Devant la maison, tous les jours les biches venaient nous saluer. J’ai bien apprécié le fait de pouvoir tout recycler, ces jolis animaux mangeaient toutes les épluchures de nos fruits et légumes, c’est-à-dire 2 seaux par jour !
Voilà le “magasin” où nous faisions 80% de nos courses. La Signora Maria allait couper la salade et les herbes à la demande et le reste était cueilli le matin. Que des produits de saison ! C’est là que on s’aperçoit que nous étions bien en été : les tomates bien gorgées de soleil et de goût, les aubergines, vedettes de tous nos plats comme la délicieuse Parmigiana, et les pêches, exquises, dans tous nos desserts…
J’ai mis tout le monde au régime de légumes et de pâtes au farro (à l’épeautre)!!! L’épeautre est une céréale typique de Toscane. J’ai aussi cuit les grains d’épeautre pour en faire des salades. Avec la farine, j’ai fait des gâteaux…pour finir personne ne s’est plaint ! Voici mes tagliatelle aux petites courgettes cuites au four avec de l’ail et de l’huile d’olive, et aux tomates cerises gratinées avec de la chapelure parfumée à l’anchois et aux herbes, suivies de petits poulpes grillés ….
Paolo adore cuisiner et préparer le spritz, l’apéro typique de ma ville Trévise. Ici en version “liscio” (sans la touche rouge du Campari ou de l’Aperol). On verse le Prosecco (le vin blanc pétillant de Trévise) et de l’eau pétillante en même quantité, on rajoute des rondelles de citron, des feuilles de menthe et beaucoup de glaçons… à boire avec modération ! Pour le midi, j’avais préparé une salade super simple, du genre niçoise améliorée : des pommes de terre, du bon thon à l’huile d’olive, des haricots verts, des poivrons croquants, des olives noires de Gaeta (en Toscane). Ensuite, Paolo nous a préparé la Pappa al Pomodoro, célèbre chanson de Rita Pavone, mais aussi un plat typiquement toscan. On recycle le pain rassis, on alterne des couches avec une superbe sauce tomate maison, et on arrose avec du bouillon et de l’huile d’olive de Toscane. Après un passage au four, les arômes se fondent, la texture change et c’est magique, surtout devant un magnifique coucher de soleil !
Le soir pour l’apéro, on dégustait les amandes cueillies dans les arbres à côté. Le barbecue face à la mer était le bon endroit pour les savourer… Ce soir là, c’était calamars et poivrons rôtis, marinés à l’huile d’olive, à l’ail et au basilic : le summum de la simplicité !
Un jour, je me suis décidée à sortir de ce paradis pour aller visiter les vignes… je me suis rendue à Montalcino, un joli village toscan où j’ai dégusté le “cacio con le pere” (le fromage pecorino de Toscane gratiné au four avec des poires et servi avec un filet de miel… un délice !). J’y ai aussi fait mes emplettes de pinci (ou pici), des pâtes longues bien épaisses, superbes avec des sauces à base de viande ou une sauce amatriciana faite avec un bon guanciale (joue de porc). Les collines de Montalcino sont notamment connues pour leurs vins ! Montalcino est la patrie du ‘Brunello di Montalcino’, un des meilleurs vins d’Italie. J’ai eu la chance d’en goûter un d’exception chez Fonterenza, un petit domaine géré par deux soeurs, Francesca et Margherita, qui m’ont beaucoup plu, ainsi que leur huile d’olive extraordinaire …Grazie !
J’espère que la maison m’attend l’année prochaine ! Je compte sur Titti et Paolo
Bonne rentrée gourmande à tous ! Mon nouveau livre Pizza maison vient de sortir …Que vous dire ? que c’est un régal de faire sa pizza soi -même, de pétrir la pâte à la main, de choisir ses ingrédients préférés…c’est un vrai plaisir créatif, gustatif et humain: on partage le meilleur avec ceux qu’on aime !!!
Merci à toute l’équipe : Grégoire Kalt pour ses belles photos gourmandes, à Pauline Ricard-André pour ses conseils et sa scénographie, Ariadne Elisseeff et Emmanuelle Mourareau : mes amies gourmandes, pour leur aide précieuse, à Annalisa Papagna avec qui j’ai testé mille pâtes à pizza, aux pizzaiolo qui m’ont dévoile leurs secrets, à mon éditeur Marabout.
A bientôt pour plus de détails ….