Laura Zavan

Congrès Italien de cuisine d’auteur à Milan

février 3, 2010 · Un commentaire

Je reviens de Milan où s’est déroulé le 6ème congrès « Identità Golose » organisé par Paolo Marchi (à droite). Pour la première fois, Slow food et son président Carlo Petrini (à gauche) étaient présents. Si je ne devais retenir qu’une chose du congrès, ce sont les paroles de Carlo Petrini : sans bons produits il n’y a pas de bonne cuisine, sans agriculture respectueuse il n’y a pas de bons produits. Il faut défendre cette agriculture qui risque de disparaître, sinon il ne nous restera plus qu’à manger nos ordinateurs !

Le thème de cette année était « Le luxe de la simplicité ». Certains chefs présents étaient très inspirants. Davide Oldani, par exemple, remplace les produits chers par de bons produits du terroir et apporte du parfum avec des herbes et des épices.

Sur les stands, j’ai découvert des combinaisons inattendues comme les seiches servies avec du fromage « squacquerone »(d’Emilia Romagna) émulsionné à l’huile d’olive et le yaourt au foie gras et aux poires confites  !

Sur le stand Slow food de la région de Vénétie, j’ai retrouvé des goûts de chez moi comme le radicchio rosso tardivo et la polenta servis avec un agneau de Puos d’Alpago délicieux !!! Le chef Renzo de la Locanda San Lorenzo de Puos d’Alpago m’a appris que cet variété d’agneau est servie au Mori Venice Bar à Paris !

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A Paris comme à Turin !

février 3, 2010 · Laisser un commentaire

Un nouveau café vient d’ouvrir à Paris : un vrai café turinois, le « Caffé Miroglio » rue St Martin à deux pas de Beaubourg. Vous pouvez y déguster le vrai cappuccino italien avec une mousse de lait très crèmeuse digne d’un bon établissement italien. Marina Miroglio, une turinoise installée à Paris depuis 30 ans, vient de réaliser son rêve.

Je vous recommande aussi le « bicerin » (chocolat chaud, café, chantilly), le « marocchino » (café, chocolat en poudre, mousse de lait), le « mokaccino » (café, chocolat en poudre, chantilly) et si vous ne buvez pas de café, le « caffé d’orzo », une boisson à base d’orge torréfiée à boire « macchiato » (avec un nuage de lait). Le « caffé d’orzo » se boit dans tous les cafés en Italie et c’est la boisson qui me manque le plus en France !

Dans ce café vous pouvez goûter les petits sandwichs à l’italienne : les « tramezzini » au pain de mie, le « toast » au pain de mie grillé fourré de fromage et de jambon dans sa version classique et de bons « panini ».

A l’heure de l’apéritif, les cafés italiens proposent souvent un apéritif dinatoire, appelé à Turin « apericena ».  Le  « Caffé Miroglio » propose une formule correcte à 12€ comprenant un verre de vin et un assortiment de plats italiens froids. Moi, en bonne vénitienne, je suis une inconditionnelle du Prosecco et du spritz à l’Apérol ! Les deux garçons italiens seront ravis de vous conseiller et de faire mousser votre cappuccino !

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« Cuisinière-invitée » du Café Salle Pleyel !

janvier 15, 2010 · Un commentaire

Un grand merci à Hélène Samuel du Café Salle Pleyel pour son beau communiqué de presse! Depuis septembre dernier, je signe la carte du Café. C’est une expérience très enrichissante. Répondant à la commande d’Héléne, j’ai conçu une carte française aux accents italiens : des viandes, des poissons accompagnés de légumes à l’italienne. Vous ne trouverez pas sur la carte de pâtes en garniture, mais exclusivement en plat du jour, que je viens mitonner une fois par semaine!

En dessert, mon « remonte-moi » (traduction littérale de Tiramisu!) rencontre un beau succès, au même titre que le gâteau au chocolat & amaretti, la panna cotta et mon gâteau à la ricotta! Le restaurant ne fonctionne que pour le déjeuner , je vous invite à venir découvrir le lieu qui est absolument magnifique!

Café Salle Pleyel est situé au 2ème étage de la Salle Pleyel
252, rue du Faubourg Saint-Honoré – 75008 Paris
Réservations au 01 53 75 28 44

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Mon Italie chez Picard

janvier 15, 2010 · Laisser un commentaire

J’ai été contacté par Picard pour proposer une recette dans leur lettre de janvier 2010 que vous pouvez encore trouver dans leurs magasins. J’ai imaginé une recette ensoleillée, des cannelloni aux aubergines, poivrons, basilic  et ricotta. Avec les surgelés, l’avantage est de pouvoir utiliser des légumes qu’en général je ne cuisine pas l’hiver, parce qu’ils poussent en serre en Hollande et n’ont aucun goût. Par contre, il est facile de surgeler des légumes qui ont pris le soleil en été pour les retrouver dans nos assiette en hiver . J’ai beaucoup apprécié de travailler avec la journaliste Brigitte Régis, le directeur de création Philippe Lhomme et le photographe Jean-François Mallet qui dans une autre vie était cuistot et nous a régalé à midi d’une poêlée de cèpes mémorable!

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Un ultime repas de fête…

janvier 6, 2010 · Un commentaire

En Italie, les vacances de Noël se terminent aujourd’hui avec la fête de l’Epiphanie…le régime ne commence que demain! A cette occasion, j’ai préparé un repas nourissant qui convient aux températures polaires actuelles : la zuppa di fagioli borlotti (la soupe de haricots secs), baccalà alla vicentina e polenta bianca (la morue à la Vicentine et polenta blanche), et pour le dessert, mon pêché mignon, du panettone tartiné avec du mascarpone et de la mostarda.

Pour le Baccalà alla Vicentina, j’ai utilisé la morue séchée norvegienne, achetée sur le salon Eurogusto par ma copine Emmanuelle Mourareau, qui était curieuse de ce plat dont je lui avais tant parlé!

Ingrédients pour 4 personnes : 700 g environ de morue séchée, 4 oignons, 2 gousses d’ail, 1 botte de persil, 4 filets d’anchois en saumure, 15 cl d’huile d’olive, du lait entier, 3 cuill.à s. de parmesan, de la farine.

Déssaler la morue dans le double de son volume d’eau froide pendant 24 h, en changeant l’eau environ toutes les 6 heures.  Couper la morue en morceaux, en vous assurant qu’il ne reste plus d’arêtes, et les fariner. Hacher menu les oignons, l’ail, le persil et les anchois, faire revenir le tout dans la moitié de l’huile d’olive. Dans votre cocotte, alterner une couche de ce mélange, une couche de morue saupoudrée de parmesan et rénouveler l’opération en terminant par une couche du mélange d’oignons. Verser l’huile d’olive restante et couvrir de lait. Laisser mijoter couvert à feu très doux pendant 4 h, sans remuer (juste en secouant la casserole de temps en temps). Vous obtenez un ragout très savoureux (que ne vous laisse pas forcément deviner son aspect!) que l’on déguste en Vénétie accompagné de polenta, qui la plupart du temps est blanche et non jaune comme on la connait ici!

Pour la Polenta : 400 g de farine de mais blanc ou jaune (si vous voulez goûter à la vraie polenta, ne prenez pas de farine de mais précuite!), environ 2 litres d’eau et 20 g de sel. Porter l’eau à ébullition, saler et verser la farine en pluie en mélangeant avec un fouet pour éviter les grumeaux. Laisser cuire à feu doux en mélangeant souvent pendant 45 min. Selon que vous voulez une polenta plus ou moins épaisse, rajouter ou non de l’eau. Un conseil : n’essayez pas de nettoyer tout de suite votre casserole, laissez-la tremper une nuit et la croûte au fond se detachera toute seule! Servir le Baccalà sur un lit de polenta fumante!

Après la polenta et baccalà il restait juste un tout petit peu de place pour le panettone…

Pour les fêtes de fin d’année en Italie, une autre recette traditionnelle sont les tortellini in brodo (en bouillon de chapon). Je vous livre ici la recette de Cettina, la belle-mère du frère de ma belle-soeur (en italien c’est plus facile : la suocera del fratello di mia cognata!)

Proportions pour 300 pièces (de 6 à 8 personnes)

Ingrédients pour la farce : 100 gr de longe de cochon / 100 gr de blanc de poulet/ 100 gr de jambon maigre de Parme/ 100 gr de mortadelle de Bologne / 50 gr de moelle de boeuf/ 50 gr de parmesan râpé/ 1 oeuf/ 1 pincée de noix de muscade / 1 feuille de laurier

Ingrédients pour la pâte : 350 gr de farine de blé/ 150 gr de semoule/ 5 oeufs / de l’eau (peu! Cettina dit que sa mère remplissait une moitié de chacune des coquilles d’oeufs utilisés…)

Dans une poêle faites légèrement rissoler au beurre avec la feuille de laurier la longe de cochon et après  le blanc de poulet découpés en petits dés de 3 à 4 cm de diamètres, saler. Réserver. Dans la même poêle, faites fondre à feu doux la moelle de boeuf. Laisser refroidir. Passer le cochon, le poulet, la moelle, le jambon et la mortadelle au mixeur. Rajouter à ce mélange le parmesan, l’oeuf et la noix de muscade. Vous obtenez une farce plutôt solide que vous pouvez verser dans une poche à douille. Pressez la farce à travers celle-ci, en petits rouleaux que vous pourrez ensuite couper à la longueur désirée pour en farcir vos tortellini.

Vous pouvez préparer vous tortellini à l’avance et les congeler : une fois vous tortellini confectionnés, disposez-les sur un plateau que vous placer au congélateur le temps que les tortellini durcissent avec le froid. Une fois durs, vous pouvez les mettre dans des sacs de congélation sans crainte de les écraser et les remettre au congélateur. Cettina précise que cette recette ne correspond pas tout à fait à la recette officielle de l’Académie culinaire. En effet, l’Académie a promulgué en 1974 « l’unique et véritable » recette des tortellini de Bologne!  La recette de Cettina serait plutôt, selon elle, le résultat d’une longue expérience.

J’ai moi-même ma propre recette de tortellini qui me vient de ma grande-tante Vige. A Reggio-Emilia on les appelle les cappelletti. Vous trouverez cette variante de tortellini dans « les Basiques Pasta ».

Merci à Emmanuelle Morareau pour le montage-photos et pour son récit de voyage en Vénétie dont je vous conseille la lecture.

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